Quomodo Blog
extraction CO2 huiles essentielle

L’extraction par CO2 est une technologie moderne extrêmement douce pour recueillir des substances végétales lipophiles en ne laissant aucun résidu de solvant. A partir des matières premières végétales sont obtenues des substances, arômes ou senteurs, essentiellement bioactifs. L’extraction CO2 est une méthode naturelle, propre et respectueuse de l’environnement. Le dioxyde de carbone, le même que l’on trouve aussi dans les boissons gazeuses, est reconnu comme solvant sans danger pour les ingrédients lipophiles. Le processus d’extraction, à haute pression, fonctionne sans charge de température et sans contact avec l’oxygen. Ceci permet de préserver les composants précieux des plantes. Les Extraits CO2 ont une saveur plus naturelle, une odeur fraîche et une meilleure efficacité.

Le procédé de l’extraction par CO2

Avec du CO2 qui se situe dans un état dit « surcritique », lors d’une pression supérieure à 73 bars mais déjà un peu au-dessus de 30°C, on peut extraire en douceur des substances lipophiles. Ne sont extraits en même temps ni des protéines, ni des glucides, ni des sels ou métaux anorganiques. Les extraits de CO2 sont microbiologiquement stables. Ils ne nécessitent aucune conservation et sont pratiquement stériles de nature.

La sélectivité de l’extraction est commandable, ce qui n’est possible avec aucun procédé conventionnel. La méthode se déroule sans sollicitation de température et sans l’emploi de solvants organiques. Le CO2 est chimiquement inerte et neutre pour l’environnement, puisque déjà existant naturellement avant l’extraction.

N’ont donc lieu ni isomérisation, ni oxydation ni hydrolyse des substances. Toute la palette substantielle précieuse est conservée dans les extraits par CO2. Cela concerne particulièrement les notes olfactives. Après l’extraction, la pression est détendue. Ici, le CO2 perd sa force dissolvante et libère les substances solutées. Celles-ci sont alors sous une forme pure et concentrée.

Que peut-on extraire par CO2 ?

Tous les extraits CO2 sont solubles dans l’huile. Certains ont une consistance cireuse, peuvent être liquéfiés par réchauffement puis incorporés à toute phase huileuse ou graisseuse. On fait la distinction entre les extraits par CO2-se (sélectifs) et par CO2-to (totaux). Les premiers sont grossièrement comparables aux distillats à la vapeur classiques (huiles essentielles), les derniers aux extraits d’hexane classiques (oléorésines).

Des produits de qualité supérieure peuvent être confectionnés à des dosages minimes. Une formulation de 1% de l’extrait de camomille par CO2-to a un effet comparable à une pommade à l’hydrocortisone de 0,25 % (étude allemande).

Des quantités d’utilisation semblables valent pour les extraits par CO2 du calendula ou de l’arnica. Les dosages sont aussi minimes pour les extraits par CO2 actifs antimicrobiens (lichen usnea, houblon, millepertuis) ou les antioxydants naturels acquis à partir du romarin ou de la sauge. Dans le cas de l’extrait de camomille par CO2, on voit en outre très clairement la différence par rapport à ladite  » huile de camomille bleue  » distillée. Dans la distillation à la vapeur, du chamazulène bleu se forme comme produit de décomposition à partir de la matricine, un agent inhérent à la camomille.

Le gain en douceur et le maintien de la qualité joue aussi un rôle important dans le domaine des huiles grasses : des extraits de pulpe et de pépins d’argousier par CO2 sont des exemples connus, ainsi que l’extrait de germe de kiwi par CO2 avec une teneur en acide alpha linolénique d’au moins 65%.

Laisser un commentaire:

UA-16532241-1