Huiles essentielles conventionnelles

Les cultures conventionnelles de plantes aromatiques sont généralement mis en concurrence avec les productions issues d'une agriculture bio. Les deux modes de culture permettent simplement de distinguer les plantes sans pesticides et celles qui sont cultivées de manière traditionnelle. Elles peuvent être 100 % naturelles, sélectionnées sur des qualités optimales de par leur classification biochimique. Culture traditionnelle ou conventionnelle ne veut pas dire que les végétaux ont forcément été traités avec des pesticides ou autres ajouts. De nombreux petit cultivateurs ne veulent pas ou peuvent pas financer le surcoût et travail administratif qu'engendre la certification bio. Ils ont toujours cultivés leur plantes avant même que les certifications bio ont vues le jour et qu'elle est aussi devenu un argument marketing.
Une huile essentielle conventionnelle peut effectivement être de qualité excellente sans certification. Rappelons ici quelques critères importants pour obtenir une huile essentielle de qualité : l'origine géographique, le terroir, les conditions de culture, le climat, le mode d'extraction et savoir faire artisanal du distillateur. Les huiles essentielles conventionnelles sont sans doute à la portée d'un plus grand nombre car elles sont moins onéreuses. Culture bio ou conventionnelle? Les caractéristiques physiques, organoleptiques, chimiques et chromatographiques des huiles essentielles sont les mêmes pour un usage parcimonieux et efficace.

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En France les caractéristiques physiques, organoleptiques et chimiques des huiles essentielles sont définies par les normes établies par l'AFNOR en étroite collaboration avec les producteurs, les importateurs et sont le fruit d’un échange entre experts. La plupart de ces normes sont reprises sur le plan mondial pour devenir des normes ISO en prenant en considération les informations des experts mondiaux. 

L'huile essentielle conventionnelle, naturellement

Les huiles essentielles sont considérées comme l'âme des plantes aromatiques. La médecine aromatique a toujours été florissante grâce notamment au Français Jean Valnet, qui fut l'un des pionniers à démontrer et à analyser les bienfaits thérapeutiques des huiles essentielles. «J'avais la conviction que la vérité médicale n'était pas dans la chimie de synthèse mais dans la nature», disait cet amoureux de la nature. 

La définition d'une huile essentielle, proche de la norme ISO 9235 est celle adoptée par la Commission des la Pharmacopée Européenne :

« Une huile essentielle est un produit odorant, de composition complexe, obtenu à partir d’une matière première végétale botaniquement définie, soit par entraînement à la vapeur d’eau, soit par distillation sèche, soit par un procédé mécanique approprié sans chauffage. L’huile essentielle est le plus souvent séparée de la phase aqueuse par un procédé physique n’entraînant pas de changement significatif de sa composition ». 

Selon la monographie de la Pharmacopée européenne, la matière première végétale peut être fraîche, flétrie, sèche, entière, contusée ou pulvérisée, à l’exception des fruits du genre Citrus dont le péricarpe est toujours traité à l’état frais.

Certaines huiles essentielles font l’objet de restrictions de délivrance et autorisation de vente qui appartiennent au monopole pharmaceutique ». 

-  huile essentielle grande absinthe (Artemisia absinthium) 
-  huile essentielle petite absinthe (Artemisia pontica) 
-  huile essentielle armoise commune (Artemisia vulgaris) 
-  huile essentielle armoise blanche (Artemisia herba alba) 
-  huile essentielle armoise arborescente (Artemisia arborescens) 
-  huile essentielle chénopode vermifuge (Chenopodium ambrosioides et Chenopodium anthelminticum) 
-  huile essentielle hysope (Hyssopus officinalis) 
-  huile essentielle moutarde jonciforme (Brassica juncea)
-  huile essentielle rue (Ruta graveolens) 
-  huile essentielle sabine (Juniperus sabina) 
-  huile essentielle sassafras (Sassafras albidum) 
-  huile essentielle sauge officinale (Salvia officinalis) 
-  huile essentielle tanaisie (Tanacetum vulgare) 
-  huile essentielle thuya (Thuya plicata) 
-  huile essentielle thuya du Canada (Thuya occidentalis)
-  huile essentielle cèdre de Corée (Thuya Koraenensis)


Les critères de qualité d'une huile essentielle

Pour garantir leur qualité, les huiles essentielles devront notamment être obtenues à partir de matières premières identifiées, contrôlées selon des procédés définis, présenter des caractères physico-chimiques précis, être conservées de façon satisfaisante. ainsi les huiles essentielles sont toujours identifiés par leur dénomination botanique et leur chémotype. 

Les conditions de culture, de récolte, de séchage, de fragmentation, de stockage ont une action déterminante sur la qualité des végétaux. Les matières premières végétales sont, dans la mesure du possible, exemptes d’impuretés telles que la terre, la poussière, les souillures, ainsi que les infections fongiques ou une contamination animale. 

Les huiles essentielles n’existent quasiment que chez les végétaux supérieurs et sont répartis dans un nombre limité de familles  : Apiaceae, Asteraceae, Cupressaceae, Lamiaceae, Lauraceae, Myrtaceae, Poaceae, Rutaceae, etc..

Les organes producteurs sont des fleurs (oranger, rose, lavande),i des feuilles (citronnelle, eucalyptus, laurier noble), des écorces (cannelier), des bois (bois de rose, camphrier, santal), des racines (vétiver), des rhizomes (curcuma, gingembre), des fruits secs (anis, badiane, persil), des graines (muscade).

Si tous les organes d’une même espèce peuvent renfermer une huile essentielle, la composition qualitative et quantitative de cette dernière  peut varier selon sa localisation dans la plante.

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